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Contre le relativisme culturel, les droits des femmes sont universels


11 août 2010

Parmi les différentes formes d’oppressions que subit l’humanité, la plus ancienne, comme le montrait déjà Engels, est l’oppression des femmes. Si, dans les pays impérialistes, les mouvements de femmes ont permis des avancées, il reste bien des luttes à mener tant pour défendre les acquis (comme le droit à l’IVG) que pour accéder à une véritable et réelle égalité entre hommes et femmes (lutte pour l’égalité des salaires, contre les violences conjugales, pour le partage des tâches domestiques, etc.).

A l’échelle mondiale, les femmes continuent de subir des lois discriminatoires (comme l’interdiction de quitter le territoire sans l’autorisation du mari aux Émirats Arabes Unis ou ailleurs), une véritable dictature patriarcale, parfois basée sur des restes de tribalisme ou de féodalisme, avec son lot d’atrocités (excision, trafic d’êtres humains, avortements sélectifs ou infanticides contre les fillettes, meurtres « d’honneur »), mettant dans certaines régions en place un véritable apartheid sexiste (comme en Arabie Saoudite pour prendre un des pires exemples).

Comme nous le rappellent tragiquement l’assassinat de Sezen à Paris en septembre 2006 peu après son mariage (forcé) par son époux, de Sadia à Charleroi (Belgique) en octobre 2007 ou de Moorsal à Hambourg en mai 2008 par leurs frères, ses atrocités peuvent également toucher des filles et des femmes dans nos entreprises ou nos quartiers.

Or, plusieurs courants politiques, généralement ouvertement réactionnaires mais aussi certains qui se disent progressistes, justifient ou cautionnent ces violences au nom des « différences de cultures ».

Si, effectivement, il arrive que des racistes se servent des souffrances des femmes pour attiser la haine contre une communauté ou que les impérialistes peuvent parler du droit des femmes pour justifier leurs guerres (comme en Afghanistan aujourd’hui, demain peut-être en Iran), nous considérons qu’il est aussi raciste de refuser à des femmes leurs droits humains les plus basiques sous prétexte qu’elles ne seraient pas nées « européennes ». Quant aux discours des impérialistes, la situation des femmes afghanes aujourd’hui, la mise en place de la charia comme source principale du droit en Irak avec le soutien des forces d’occupation, ou le soutien des impérialistes à la monarchie wahhabite des Saoud suffit à montrer leur hypocrisie. Mais tout comme ce n’est pas parce que les impérialistes se sont rappelés du massacre des kurdes par Saddam Hussein (avec des armes occidentales) peu avant la guerre du Golfe de 1991 que ce massacre n’a pas existé, ce n’est pas parce qu’ils parlent de l’oppression des femmes afghanes ou iraniennes qu’elle n’existe pas.

Aussi, nous réaffirmons notre volonté de lutter pour l’émancipation des femmes contre toutes les formes d’oppression, de contrôle et de violences patriarcales. Nous réaffirmons en particulier le droit à chaque femme de disposer librement de son corps. Face à l’oppression patriarcale, nous réaffirmons que l’avis et la vie d’une femme sont plus importantes que toutes les traditions.

Enfin, tout comme toute alliance avec des groupes racistes nous est impossible, nous refusons toute alliance avec des groupes au courants qui acceptent ou ont comme objectif la discrimination de la moitié de l’humanité parce qu’il s’agit de femmes.

Pascal